Face à l’inflation, « plutôt que de repenser le système alimentaire dans son ensemble, l’État va chercher de l’argent à droite à gauche pour faire pansement », dénonce la sociologue Pauline Scherer.
Le ministère de la santé vient de lancer sa feuille de route 2026-2030 pour la prise en charge des personnes en situation d’obésité. Ce cadre stratégique invite à questionner un paradoxe : l’État a déployé dès 2001 un ensemble d’actions autour de l’activité physique et la nutrition en vue de réduire la prévalence de cette maladie, et, pourtant, celle-ci augmente régulièrement depuis une trentaine d’années.
Manger végétal, vrai et varié et consommer plus de produits issus d’une agriculture régénérant le vivant. Ces quatre objectifs permettent de concilier une alimentation bénéfique pour notre santé comme pour celle des écosystèmes.
L’eau est notre bien commun le plus précieux. Pourtant, courant mai, l’Assemblée nationale débattra d’un projet de loi qui pourrait accélérer son accaparement par l’agriculture industrielle. Présenté comme une réponse d’urgence aux difficultés du monde agricole, le texte ressemble surtout à un cadeau politique fait à la FNSEA, syndicat majoritaire qui défend les grandes exploitations céréalières. Photo de James Baltzsur Unsplash