L’arrêté interministériel validant la révision du Nutri-score a finalement été signé avec plusieurs mois de retard. Les pressions des agro-industriels n’auront pas eu raison de ce nouveau mode de notation, plus sévère avec de nombreux produits.
Face à cette contamination, « il faut privilégier l’alimentation bio : c’est un appel aux autorités, il ne faut pas assommer cette filière, au contraire, il faut la soutenir », évoque le cardiologue Pierre Souvet, président de l’Association Santé environnement France.
En décembre 2025, la Commission européenne a dévoilé son projet d’omnibus sur la sécurité des aliments. Sous couvert de simplification, ce texte détricote les règles encadrant la mise sur le marché des pesticides et définit une nouvelle catégorie de substances, prétendument plus vertes, appelées « produits de biocontrôle ». Une belle opportunité de greenwashing pour les fabricants de pesticides et leurs lobbys, qui ont activement participé à forger une définition du biocontrôle la plus large (…)
Les discussions parlementaires concernant l’obligation d’afficher Nutri-Score, le logo qui associe cinq lettres à cinq couleurs pour informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments, se poursuivent à l’Assemblée nationale et au Sénat. Mais s’il était adopté, l’un des sous-amendements débattus pourrait créer une brèche dans le dispositif, en excluant les produits bénéficiant d’une appellation d’origine protégée (AOP) ou une indication d’origine protégée (IGP). Une (…)