Nos élus sont régulièrement informés par les scientifiques du dangereux déclin de cette biodiversité, et des façons de le déjouer. Mais que font-ils ? Sans notre mobilisation, changeront-ils, vu l’ampleur des intérêts économiques en jeu ?
La loi Duplomb a été adoptée mardi 8 juillet par l’Assemblée nationale. Le texte reprend plusieurs revendications anciennes du syndicat majoritaire agricole, historiquement opposé à l’objectif de réduction de l’utilisation de pesticides. Il est le fruit d’une séquence au cours de laquelle la FNSEA est parvenue à s’appuyer sur la colère des agriculteurs pour imposer certaines de ses demandes.
C’est une décision qui a fait grand bruit au cœur de l’été. Celle du Conseil constitutionnel de censurer l’article de la loi Duplomb qui prévoyait des dérogations à l’interdiction de certains pesticides comme l’acétamipride. La controverse qu’une telle loi a suscitée montre qu’un débat sur l’inscription du droit à l’alimentation dans la Constitution est nécessaire.
L’eau est notre bien commun le plus précieux. Pourtant, courant mai, l’Assemblée nationale débattra d’un projet de loi qui pourrait accélérer son accaparement par l’agriculture industrielle. Présenté comme une réponse d’urgence aux difficultés du monde agricole, le texte ressemble surtout à un cadeau politique fait à la FNSEA, syndicat majoritaire qui défend les grandes exploitations céréalières. Photo de James Baltzsur Unsplash