« Quand on cumule la réduction de pesticides, d’azote et de gazole, cela devient spectaculaire. Jusqu’à 100 euros peuvent être économisés par hectare »
Certains pesticides sont interdits en raison de leur dangerosité ? Peu importe, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard encourage à passer outre. Fin mai à Nancy, à l’occasion du congrès des céréaliers de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire et productiviste, elle a ainsi encouragé le dépôt d’une demande de dérogation d’urgence dite de « 120 jours » pour l’utilisation d’herbicides à base de triallate, dénonce Générations futures.
Les barrages contre le protocole sanitaire en cas de dermatose nodulaire ont réuni des agriculteurs membres de deux syndicats opposés, la Coordination rurale et la Confédération paysanne. Chez cette dernière, l’alliance fait débat.
Autoriser des pesticides par défaut, faciliter l’extension des mégabassines, affaiblir la protection des loups… Autant d’amendements déposés par le Rassemblement national dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole débattu jusqu’au vendredi 29 mai à l’Assemblée nationale.