« Quand on cumule la réduction de pesticides, d’azote et de gazole, cela devient spectaculaire. Jusqu’à 100 euros peuvent être économisés par hectare »
L’« obsession du prix bas » finit par produire des effets systémiques empêchant tout changement : « Dès qu’un acteur essaie de sortir du cadre imposé par le prix bas pour investir sérieusement dans la transition écologique et sociale, il se retrouve en difficulté face à ceux qui continuent à jouer la vieille partition du volume, du prix d’appel et de la compression des coûts », selon le rapport d’Inside Track.
Certains pesticides sont interdits en raison de leur dangerosité ? Peu importe, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard encourage à passer outre. Fin mai à Nancy, à l’occasion du congrès des céréaliers de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire et productiviste, elle a ainsi encouragé le dépôt d’une demande de dérogation d’urgence dite de « 120 jours » pour l’utilisation d’herbicides à base de triallate, dénonce Générations futures.
Le marché alimentaire bio est reparti à la hausse en 2025, après plusieurs années de recul. Selon le rapport Évaluation de la consommation des ménages de produits alimentaires biologiques en 2025, publié en ce début septembre par l’Agence bio, les ventes au détail ont atteint 12,617 milliards d’euros en 2025, soit +3,6 % par rapport à 2024. Cette progression combine une hausse des prix de 1,6 % et une augmentation des volumes de 2 %, alors que ces derniers étaient en recul continu depuis 2022.