Les actions de « désarmement » contre le maraîchage industriel du Pays nantais, dimanche 11 juin, ont suscité des réactions indignées des partisans de l’agrobusiness. Des paysans et paysannes répondent dans cette tribune.
C’est une décision qui a fait grand bruit au cœur de l’été. Celle du Conseil constitutionnel de censurer l’article de la loi Duplomb qui prévoyait des dérogations à l’interdiction de certains pesticides comme l’acétamipride. La controverse qu’une telle loi a suscitée montre qu’un débat sur l’inscription du droit à l’alimentation dans la Constitution est nécessaire.
« Seulement, voilà que M. Duplomb décide de déposer dans son coin une proposition similaire à la première, avant même l’aboutissement du processus en cours, s’agace l’agronome Tanguy Martin. Il n’y a là aucune volonté de respecter le débat démocratique. Seulement de défendre les intérêts d’une minorité agissante, en piétinant l’esprit des institutions. »
Depuis le début du conflit en Iran, le 28 février 2026, le détroit d’Ormuz ne bloque pas seulement le pétrole : il étrangle le commerce des engrais dont dépend une bonne partie de l’agriculture mondiale. Si la crise devait se prolonger, 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire qui touche actuellement 2,3 milliards d’individus dans le monde. La clé pour sortir de cette vulnérabilité existe pourtant – elle pousse dans les champs de millions de (…)