Manger végétal, vrai et varié et consommer plus de produits issus d’une agriculture régénérant le vivant. Ces quatre objectifs permettent de concilier une alimentation bénéfique pour notre santé comme pour celle des écosystèmes.
Autoriser des pesticides par défaut, faciliter l’extension des mégabassines, affaiblir la protection des loups… Autant d’amendements déposés par le Rassemblement national dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole débattu jusqu’au vendredi 29 mai à l’Assemblée nationale.
L’exposition à la toxicité des pesticides a augmenté pour la plupart des espèces, entre 2013 et 2019, selon une étude. Parmi les solutions avancées : renoncer au productivisme, passer massivement au bio et manger moins de viande.
La loi Duplomb a été adoptée mardi 8 juillet par l’Assemblée nationale. Le texte reprend plusieurs revendications anciennes du syndicat majoritaire agricole, historiquement opposé à l’objectif de réduction de l’utilisation de pesticides. Il est le fruit d’une séquence au cours de laquelle la FNSEA est parvenue à s’appuyer sur la colère des agriculteurs pour imposer certaines de ses demandes.