On a du mal à la croire mais nous ingurgitons l’équivalent d’une carte de crédit par semaine en micro-déchets plastiques ...
Les objectifs français de développement des surfaces en bio vont disparaître du code rural et les néonicotinoïdes ("pesticides tueurs d’abeilles") pourraient être réintroduits en France : les organisations de la société civile en appellent au soutien des citoyens avant un vote décisif sur la loi d’orientation agricole.
C’est une décision qui a fait grand bruit au cœur de l’été. Celle du Conseil constitutionnel de censurer l’article de la loi Duplomb qui prévoyait des dérogations à l’interdiction de certains pesticides comme l’acétamipride. La controverse qu’une telle loi a suscitée montre qu’un débat sur l’inscription du droit à l’alimentation dans la Constitution est nécessaire.
En 2024, la France a exporté 6 620 tonnes de pesticides interdits sur son territoire en raison de leur dangerosité pour la santé et l’environnement, révèle l’ONG suisse Public Eye dans une carte interactive publiée le 1er décembre. Brésil, États-Unis, Russie, Ukraine, Chine, Inde, Sénégal… Ces produits ont été distribués à une trentaine de pays étrangers, en dépit de la loi Egalim, qui proscrit depuis 2022 l’exportation de pesticides interdits en France. Photo de Irewolede sur Unsplash