Alors qu’une nouvelle loi Duplomb a été déposée, ses défenseurs instrumentalisent les incertitudes entourant les dangers des pesticides. Une stratégie qui permet aux industriels de gagner du temps, estime François Dedieu.
À l’occasion du Salon international de l’agriculture de Paris, une étude met en lumière le double bénéfice des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, dites Amap : renforcer l’autonomie des agriculteurs et permettre aux bénévoles d’être des entrepreneurs… collectivement.
Certains pesticides sont interdits en raison de leur dangerosité ? Peu importe, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard encourage à passer outre. Fin mai à Nancy, à l’occasion du congrès des céréaliers de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire et productiviste, elle a ainsi encouragé le dépôt d’une demande de dérogation d’urgence dite de « 120 jours » pour l’utilisation d’herbicides à base de triallate, dénonce Générations futures.
La firme tire sa puissance d’une stratégie morbide : elle vend des pesticides susceptibles de donner le cancer et des médicaments pour le soigner. Le 25 juin, la Cour suprême des États-Unis a tranché en sa faveur en bloquant des milliers de plaintes sur le risque de cancer lié au Roundup. Enquête au cœur de son lobbying. Photo de National Cancer Institutesur Unsplash