De manière générale, les changements de l’assiette jouent un rôle majeur dans l’empreinte environnementale individuelle. Les efforts qui ne seront pas faits via une assiette plus sobre seront à reporter sur d’autres secteurs.
En principe, les insecticides et biocides trop risqués ne doivent plus être vendus en libre-service. La mesure a été votée en 2018. Mais elle a été discrètement abandonnée par le ministère. Enquête sur un renoncement. Photo de Dennis Siqueira sur Unsplash
Les Sages se sont opposés à l’une de ses mesures les plus décriées : la réintroduction de trois insecticides de la famille des néonicotinoïdes, dont l’acétamipride. Ils justifient cette décision en s’appuyant sur la Charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle.
Plus la quantité de pesticides vendus sur un territoire est importante, plus les effectifs des oiseaux y sont faibles. L’impact est généralisé : il concerne les espèces d’oiseaux spécialistes des milieux agricoles, mais aussi les espèces généralistes qui viennent se nourrir dans ces milieux. C’est la conclusion d’une étude scientifique publiée le 14 janvier dans la revue Proceedings of the Royal Society B. Pour les photographes animaliers, amoureux des oiseaux, la disparition de nombreuses (…)