Terre d’Union a participé aux réunions organisées par l’Ardéar en cette fin juin chez Raphael Baltassat (Régis le 23/06), à la ferme des Hauts de Marlioz (Jacques le 24/06) et chez Sylvain Christophe (Régis et André le 29/06). Un grand merci aux organisateurs et tout particulièrement à Léa Bernard.

Cette dernière visite a été l’occasion de se faire présenter le GIEE "Graine de l’Ain" crée pour accompagner des agriculteurs dans leur démarche d’organisation d’une filière "Céréales/farine/pain" autour d’Ambronay dans l’Ain. 35 personnes étaient présentes.

Le GIEE comprend 5 agriculteurs. Les 5 cultivent des céréales mais un en particulier a investi dans un moulin Astrié, 2 silos de stockage de 50 t chacun et 2 trieurs Marot. Il facture ses prestations à Graine de l’Ain.

Les premières multiplications de collections ont commencé il y a 4 ans et depuis cette année Graine de l’Ain commercialise sa farine bio de céréales anciennes.

Quelques points importants relevés :

  • L’animateur (de l’Addéar 01 pour Graine de l’Ain) a un rôle primordial dans le développement du GIEE.
  • La constitution du GIEE (actuellement 5 agris) s’est fait progressivement et l’actuel noyau à l’air solide et permet au groupe de croitre. Les participants se voient une fois par mois autour de l’animateur pour décider de leurs actions. Pour intégrer le GIEE le groupe demande aux "nouveaux" de commencer par multiplier les collections existantes et se faire leurs semences. Graine de l’Ain fonctionne avec deux mélanges : le "GIEE" (4 variétés), le "Renault" (14 variétés).
  • Le tri est une opération primordiale et avant d’investir il faut bien réfléchir aux tris que l’on souhaitera réaliser dans le futur (séparation de différentes céréales ou légumineuses). Ne pas hésiter à aller visiter des spécialistes.
  • Il est important pour Graine de l’Ain de lisser les productions d’une année sur l’autre en jouant sur le stock et ceci afin de pouvoir assurer les livraisons aux clients même avec une année à faible production.

Voilà quelques points importants parmi de nombreuses informations données en toute transparence par nos hôtes très sympathiques. Le noyau du GIEE que nous sommes en train de créer autour d’Annecy pourra et devra refaire le voyage sur les rives de l’Ain pour profiter de l’expérience de ces précurseurs.

Léa Bernard
Les participants
Dans les champs
Un bel épi rouge de Bordeaux
Publié le 1er juillet 2020